De la tradition à la diversification
Si Thiers s’est positionnée définitivement comme capitale de la coutellerie, c’est aussi parce que tout un ensemble d’étapes de fabrication des couteaux, relevaient chacune d’une profession à part entière. Le forgeron prenait en charge le métal chauffé pour l’étirer puis le forger. A peu près à cette étape, la lame se voyait appliquer la marque de fabrique, avant que le trempeur se charge de lui donner sa dureté et son élasticité. Puis c’était au tour des émouleurs d’intervenir selon des règles très strictes, à l’aide de leurs meules imposantes. Enfin, les polisseurs chargés d’effacer les traces de meulage ne faisait que précéder l’étape de façonnage du manche, notamment… Aujourd’hui encore, la capitale française de la coutellerie qui fournit 70 % de la production nationale, appuie son dynamisme économique sur la création, en leur temps, d’autant d’entreprises que d’étapes essentielles
à la fabrication des couteaux . Ainsi, ces sous-traitants de la coutellerie sachant allier tradition et nouvelles technologies permettent une concentration en un seul lieu des opérations indispensables à la fabrication de pièces très spéciales. C’est pourquoi Thiers continue de vivre et de s’épanouir comme une belle plante qui ne cesserait de croître sur un terreau riche et fertile. Car à partir de l’industrie coutelière, d’autres entreprises sont venues s’installer, drainant avec elles d’autres structures commercialisant des produits finis au renom international. Thiers, devenu bassin d’emploi industriel européen grâce à la quantité d’emplois générés par l’industrie, quelle apothéose pour les artisans couteliers du quatorzième siècle !
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